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Trois marchés et leurs tendances

Dans son dernier panorama couvrant 2016 et 2017, l’Observatoire de l’immobilier se penche sur la typologie et l’évolution de trois marchés : les terrains à bâtir, les villas et les appartements. Retour sur les principaux chiffres et analyses.

Les terrains à bâtir : 700 ventes en 2017

Bien que le pic de 2016 soit révolu avec plus de 1 000 terrains vendus au total dans les provinces Sud et Nord, en 2017, près de 700 ont fait l’objet d’une transaction représentant 20 % des ventes. Au niveau de la localisation, peu de changement : le Grand Nouméa reste prisé et enregistre 80 % des transactions, soit 380 terrains vendus. La commune de Païta, avec 203 terrains vendus, arrive en tête et devient la principale zone de prédilection pour les acquéreurs en province Sud. La zone VKKP, Voh-Koné- Pouembout-Poya, connaît quant à elle une nette régression : en quatre ans, les transactions ont été divisées par deux. En effet, de 89 ventes en 2014, on passe à seulement 44 en 2017. Au niveau de la superficie moyenne, pas beaucoup d’évolution non plus : entre 12 et 18 ares pour Nouméa, Dumbéa et Mont-Dore et 26 ares pour Païta. Sur le sud-ouest, de Boulouparis à Bourail, elle est de 110 ares. Enfin pour VKPP et la province Nord, la superficie moyenne représente respectivement 68 et 60 ares. Les données de la côte Est ne sont pas connues. Côté prix moyen de l’are, un constat : plus on s’éloigne de Nouméa, plus les prix baissent. Ainsi, à Nouméa, l’are est à près de 5 millions de francs. A Dumbéa, il faut compter environ 1,9 million, tandis qu’à Païta, il s’élève à 980 000 francs et au Mont-Dore, 900 000 francs. Dans la zone VKPP, le prix de l’are n’est plus que de 458 000 francs, en raison d’un fléchissement de l’activité économique.

Les villas : l’ancien a la cote

Là encore, le Grand Nouméa arrive en tête avec 80 % des maisons vendues en 2017, soit 716 sur un total de 855. Dans le détail, 230 villas sont localisées à Nouméa, 190 à Dumbéa, 172 à Païta et 124 au Mont- Dore. Le reste de la province Sud enregistre 62 ventes, VKPP 44 et ailleurs dans le Nord seulement 33. Le marché dans l’ensemble est stable et plutôt porté par l’ancien qui représente tout de même 90 % des ventes en 2017 et offre aussi un choix plus large. « Une meilleure façon de visualiser le bien dans son entité, le visiter et s’y projeter, contrairement à l’achat sur plan. », selon les professionnels de l’immobilier. Au niveau de la typologique, depuis quatre ans, le quatre pièces est le plus prisé, avec 443 maisons. Viennent ensuite les trois et cinq pièces, qui grosso modo se tiennent, entre 120 et 145 d’une année sur l’autre. Enfin, 60 villas de six pièces se sont vendues en 2017. Le prix moyen sur Nouméa est de 53,2 millions de francs, Dumbéa 36,4, Mont 32 (en hausse par rapport à 2016) et Païta 28,5 (légèrement en hausse également). Dans la zone VKPP, on tourne autour de 24 millions de francs. En 2017, 35 % des acheteurs sont des primo-accédants

Les appartements : un marché dynamique

Depuis 2016, 99 % des transactions concernent le Grand Nouméa et en 2017, huit appartements sur dix vendus sont situés dans la capitale. Ainsi, sur un total de 1 027 logements, 828 concernent Nouméa. Suivent le Mont-Dore avec 94 appartements, Dumbéa avec 74 et enfin, Païta avec 31. Le marché de la revente est consistant depuis 2014. Après le pic de 2015, lié à la défiscalisation locale, le nombre d’appartements neufs vendus depuis 2016 est en recul. Les acquéreurs ont également une préférence pour l’ancien : 701 biens vendus contre 338 dans le neuf. Par ailleurs, à près de 70 % des ventes d’appartement, la préférence va vers des deux ou trois pièces. Le quatre pièces vient loin derrière, de même que le studio avec respectivement 196 et 102 ventes. Dans l’ancien, le prix moyen sur Nouméa est de 27 millions de francs et dans le neuf, pour un logement identique, le prix peut grimper à plus de 33 millions. Dans la commune de Dumbéa, le prix moyen s’élève autour de 24 millions, neuf et ancien confondus. Au Mont-Dore, la différence est nette : 20,1 millions de francs pour de l’ancien et plus de 27 dans le neuf. Pour Païta, les prix moyens ne sont pas « significatifs », selon l’Observatoire de l’immobilier. 17 % sont des primo-accédants. Une partie des professionnels s’interroge sur la production de logements neufs une fois que la défiscalisation touchera à sa fin, en décembre prochain. « Il reste encore quelques projets pour les bailleurs sociaux, mais depuis le début de l’année, on note une baisse des commandes en défiscalisation », conclut-ils.

Marie Jeanne Stevaux

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