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L’Observatoire de l’immobilier : un outil à pérenniser

Alimenté par les notaires, analysé et jusqu’à présent financé par l’Institut de la statistique et des études économiques, relayé sur nc-eco.nc par la Chambre de commerce et d’industrie, l’Observatoire de l’immobilier donne une vision globale du marché aux acteurs de la construction et décideurs. Dans un contexte budgétaire contraint, son financement est aujourd’hui en discussion.

Qui achète quoi, quand, où et à quel prix ? C’est à ces thématiques que l’Observatoire de l’immobilier apporte des réponses par le biais de toute une série d’indicateurs, d’analyses et de chiffres concrets. Créée en 2013, à l’issue de discussions sur le plan d’urbanisme directeur de Nouméa et d’une convention tripartite, alimentée dès 2014 et mise en ligne en 2015, cette première base de données du genre en Nouvelle-Calédonie est devenue un outil de travail essentiel pour tous les acteurs de l’habitat et de la construction.

2015 : dernier panorama

Les derniers éléments chiffrés à consulter datent cependant de 2015 ; ceux de 2016 et 2017, bien que fournis par les notaires, n’ont pas encore pu être « décortiqués ». La raison ? Le manque de moyens. À l’issue de son lancement, donc sur les deux premières années, 2014 et 2015, l’Isee a financé l’Observatoire dans le cadre de la convention, soit 3,4 millions de francs par an environ. « Aujourd’hui, l’Institut ne peut plus assurer cette prise en charge à 100 % dans un contexte budgétaire particulièrement tendu, mais une solution d’attente a pu être trouvée, grâce à une initiative de la CCI qu’on peut par ailleurs saluer », précise Claude François, vice-président de la Confédération immobilière de Nouvelle- Calédonie.

La CCI à la rescousse, mais...

En effet, lors d’une réunion de travail le mois dernier à la CCI, une réflexion entre les différents partenaires et les professionnels dont la CINC a été engagée. Si la Chambre de commerce et d’industrie a inscrit un financement partiel de l’Observatoire dans son budget pour les réaliser les panoramas 2016 et 2017, ce qui permettra de traiter les informations en stand-by, l’outil ne pourra être pérennisé que grâce à une participation financière élargie auprès des professionnels du secteur. « Bien que la CINC ne soit pas partenaire de l’Observatoire, elle était régulièrement interrogée pour donner son avis sur certains points, par exemple, la nature et le type de données mises à jour chaque trimestre, le prix au mètre carré aussi. Aujourd’hui, nous songeons à nous impliquer financièrement et j’encourage les acteurs du secteur et pourquoi pas les banques à nous suivre », poursuit-il.

L’objectif prioritaire est donc de prendre le relais de l’Isee avec la totalité du financement de la plateforme tant attendue par les professionnels et institutionnels. L’Observatoire pourra ainsi continuer à recenser des informations et des chiffres sur la typologie des biens, le volume des transactions, leur nature et leur situation géographique, ainsi que le prix de vente, hors frais de notaire. Ces données, mises à jour chaque trimestre (sur nc-eco.nc), pourront être reprises dans une note de synthèse annuelle avec un panorama de l’année écoulée, des comparatifs ou encore des nouveaux dispositifs mis en place. Enfin, l’Observatoire de l’immobilier a toujours donné la parole aux professionnels qui peuvent apporter d’autres éclairages sur l’offre, la demande, voire les prix. « Comme d’autres professionnels du bâtiment ou de la construction, nous avons été demandeurs depuis plusieurs années. Nous avons enfin à notre disposition une source d’information économique et un outil d’analyse commun. Il faut absolument arriver à le préserver. Et n’oublions pas que l’Observatoire de l’immobilier apporte aussi une aide à la décision des pouvoirs publics pour orienter les politiques du logement », conclut-il.

Marie Jeanne Stevaux

Les secteurs ciblés

  • Appartements, y compris hauts et bas de villa.
  • Maisons ou villas
  • Terrains : à bâtir, nus, viabilisés ou non
  • Terrains agricoles
  • Docks, commerces, bureaux, immeubles, parkings...

Cette liste n’est pas exhaustive.

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