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Cherche terrain à bâtir…

Certains optent pour un appartement ou une maison déjà construite, d’autres préfèrent acquérir un terrain pour y bâtir leur demeure. En lotissement, en zone résidentielle ou dans un endroit plus reculé, près de Nouméa ou en brousse, les particularités ne seront pas tout à fait les mêmes… L’offre et les budgets à prévoir non plus.

Le phénomène n’est pas récent et pour ceux qui y croient encore, c’est peine perdue : trouver un terrain nu dans Nouméa s’avère désormais une mission quasi impossible. Tous les professionnels de l’immobilier, qui sont pourtant les mieux placés en termes de prospection, s’accordent à souligner que la pénurie de foncier dans la capitale est bien ancrée. Au fil des décennies, avec une population grandissante et une volonté récurrente de résider à Nouméa, l’offre s’est réduite comme une peau de chagrin. « Sur Nouméa, il n’existe plus quasiment de terrain nu. Les derniers lotissements prévus aujourd’hui se situent à Magenta et Nouville, c’est à peu près tout. Après, bien sûr, il y a parfois l’option terrain avec déjà une construction. Ce qui signifie pour l’acquéreur qui veut faire bâtir sa maison qu’il faudra faire raser l’existant avec des coûts supplémentaires d’entrée », indique Cédric Bérode, président de la CINC.

Résidentiel ou rural

Alors, une seule solution : sortir de la ville et tenter sa chance sur le Grand Nouméa. Les possibilités au coeur des lotissements sont nombreuses à Païta et Dumbéa-sur-Mer. « Au Mont-Dore, la problématique est un peu différente. Bien qu’il existe pas mal de terrains nus à vendre, les acquéreurs en prospection sont moins intéressés à cause des risques de blocage routiers au niveau de Saint-Louis. » Concernant les surfaces, tout dépend évidemment des moyens et de la catégorie de classement : urbainrésidentiel ou rural avec des zones plus ou moins denses. Ainsi, un terrain jusqu’à 7 ares avec une maison à construire dans un lotissement, conforme à un plan d’urbanisme directeur, s’adressera plutôt à un petit budget. Quant à ceux qui veulent de la place, ils opteront pour des terrains plus grands, mais aussi plus chers. « À partir de 15 ares, les gens veulent de la nature, de la verdure et de préférence sans voisinage. Du coup, on monte forcément en budget. Cette clientèle n’est pas rare et l’offre existe », précise-t-il. Et si l’idée d’acquérir de très grands terrains ruraux, de plusieurs hectares par exemple, dans le but d’y construire est tentante, il faut savoir qu’ils sont soumis à un enregistrement auprès de la Chambre d’agriculture. « Pas si simple en effet, même si le prix est très attractif comparé à la surface disponible. Ces espaces ont d’abord une vocation agricole avec tout ce que cela suppose, élevage ou plantation, avec des contrôles réguliers. Et, bien sûr, toutes les contraintes classiques de construction. »

Consulter le PUD

En fonction du choix du futur acquéreur, hors lotissement bien sûr, le premier point est de savoir si le terrain est constructible. Il faut donc systématiquement consulter le PUD auprès de la mairie de la commune. Autres informations à vérifier, les zones inondables, les risques d’éboulement et les critères de construction. Dans le premier cas, si la zone est relativement peu inondable, la structure devra inclure, par exemple, des pilotis. Mais attention, prévient le professionnel, le budget prévu pour l’acquisition d’un terrain hors lotissement doit tenir compte d’une étude de sol, du coût du terrassement en plus de celui de la construction pure. « Les montants peuvent grimper très vite. Les agents immobiliers, qui ont un devoir de conseil, vérifient tout en amont. Et au moment de la signature du compromis avec le délai de réitération, le notaire de son côté va demander une fiche d’urbanisme à la commune. Au moindre problème, le client sera informé. Pour éviter les mauvaises surprises et réduire son spectre de recherche, mieux vaut donc faire appel à un professionnel », conclut-il.

Marie Jeanne Stevaux

Bon à savoir

Les terrains situés en zone naturelle ou maritime, sur des servitudes ou qui sont prévus d’être récupérés à terme par une mairie pour la construction d’une infrastructure ne peuvent pas être viabilisés et restent non constructibles, quel que soit le projet.

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